Économie•Chapitre 2•4 min de lecture•Updated September 24, 2026

Économie du commerce international — Modèles de commerce : Ricardo, Heckscher–Ohlin et économies d'échelle

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OiyoContributeur
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Économie du commerce international — pourquoi l’échange a lieu et qui y gagne

L’avantage comparatif est plus subtil que « exporter ce qu’on fait bien ». Productivité, dotations factorielles, économies d’échelle et différenciation des produits expliquent des configurations d’échange différentes, et il faut distinguer le gain du pays dans son ensemble des effets de répartition internes.

1. Le modèle ricardien compare les productivités relatives du travail

Supposons que la Corée ait besoin de 4 unités de travail pour une unité de semi-conducteurs et de 2 pour une unité de blé, et l’Australie de 6 et de 1. Le coût d’opportunité des semi-conducteurs est de 2 unités de blé en Corée et de 6 en Australie. La Corée a donc un avantage comparatif dans les semi-conducteurs, l’Australie dans le blé.

Intervalle des termes de l'échange qui produit des gains
2<Psemi-conducteursPbleˊ<62<\frac{P_{\text{semi-conducteurs}}}{P_{\text{blé}}}<6
Le prix relatif mondial doit se situer entre les coûts d'opportunité d'autarcie des deux pays pour que chacun gagne à la spécialisation et à l'échange.

La spécialisation complète est un résultat du modèle simple : technologie linéaire, absence de coûts de transport, plein emploi. Avec des coûts d’opportunité croissants, de nombreux biens et des coûts d’échange, la spécialisation partielle devient la règle.

2. Heckscher–Ohlin relie dotations factorielles et intensités factorielles

Si deux pays partagent la même technologie et que les biens diffèrent par leur intensité factorielle, la proposition de base est que chaque pays exporte le bien qui utilise intensivement son facteur relativement abondant. Les pays riches en capital exportent des biens intensifs en capital, les pays riches en travail des biens intensifs en travail.

Mais les renversements d’intensité factorielle, les écarts technologiques, les coûts d’échange, les ressources naturelles et les chaînes de valeur mondiales modifient les prédictions. « Pays avancé = exportateur de biens intensifs en capital » ne doit pas servir de définition.

3. L’échange crée à la fois un gain national et des conflits internes

Le théorème de Stolper–Samuelson montre, dans un modèle concurrentiel à deux biens et deux facteurs, que la hausse du prix relatif d’un bien peut accroître la rémunération réelle du facteur qu’il utilise intensivement et réduire celle de l’autre facteur.

Deux niveaux pour analyser l'ouverture commerciale
NiveauRésultat possiblePrécaution
Bien-être nationalL'ensemble des consommations possibles s'élargitLa possibilité de compenser n'est pas une compensation effective
Facteurs de productionGain pour les facteurs abondants, perte possible pour les facteurs raresDépend de la mobilité des facteurs et de l'horizon
Branches et régionsEssor des exportations et ajustement des secteurs concurrencésLes coûts de transition peuvent se concentrer

Que les gagnants puissent, au sens de Kaldor–Hicks, compenser les perdants et conserver un surplus ne signifie pas que les personnes réellement lésées sont compensées. L’économie politique de la politique commerciale naît de cet écart.

4. Pourquoi des pays semblables échangent des produits d’une même branche

Le commerce intra-branche — exporter des voitures tout en important d’autres voitures — s’explique mal par les seules différences de dotations factorielles. Avec la concurrence monopolistique, la différenciation des produits et les économies d’échelle internes, les entreprises se spécialisent dans un nombre limité de variétés et les consommateurs accèdent à davantage de variétés.

Quand des économies d’échelle externes existent au niveau d’une branche ou d’une région, le hasard historique et l’avantage du premier entrant peuvent figer les configurations d’échange. L’avantage comparatif peut alors être à la fois une cause et une conséquence de l’agglomération industrielle.

5. Les modèles ne sont pas des réponses concurrentes mais des lentilles pour des observations différentes

Le chapitre suivant calcule, par les aires de bien-être, comment droits de douane, quotas et subventions modifient les prix et les surplus.

Exercice

Dans l’exemple de la section 1, les deux pays ne gagnent que si le prix relatif mondial d’une unité de semi-conducteurs se situe entre 2 et 6 unités de blé. Plus ce prix relatif s’approche de 2, plus le gain de la Corée, dont le coût d’opportunité est 2, s’approche de zéro, et l’essentiel des gains va à l’Australie. Les gains à l’échange ne se partagent pas automatiquement par moitié.

Références

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Oiyo

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