Audit — Sondages en audit : échantillonnage par attributs et par unités monétaires
L’auditeur ne peut examiner toutes les opérations. Prélever une partie d’une population, l’examiner et extrapoler le résultat à l’ensemble, c’est le sondage en audit (norme 530). Dès qu’une conclusion est tirée d’un échantillon, il existe un risque que celui-ci représente mal la population. Ce chapitre montre comment fixer la taille des échantillons et évaluer les résultats en maîtrisant ce risque.
1. Risque d’échantillonnage et risque non lié à l’échantillonnage
- Risque d’échantillonnage : risque que la conclusion tirée de l’échantillon diffère de celle qu’aurait donnée l’examen de toute la population. Il diminue quand l’échantillon grandit.
- Tests de procédures : conclure qu’un contrôle est plus efficace qu’il ne l’est (risque de confiance excessive) est l’erreur la plus dangereuse, car elle conduit à des contrôles substantifs insuffisants.
- Tests de détail : conclure à l’absence d’anomalie alors qu’il y en a une (risque d’acceptation à tort) est l’erreur la plus dangereuse, car elle conduit à une opinion sans réserve inappropriée.
- Risque non lié à l’échantillonnage : risque, indépendant du sondage, d’utiliser une mauvaise procédure ou de mal interpréter les éléments probants. On le réduit par la formation, la supervision et la gestion de la qualité.
Le sondage statistique, fondé sur une sélection aléatoire et la théorie des probabilités, permet de mesurer le risque d’échantillonnage. Dans le sondage non statistique, l’échantillon est fixé par jugement et ce risque ne se mesure pas. Les normes admettent les deux.
2. Tests de procédures : l’échantillonnage par attributs
L’échantillonnage par attributs, qui vérifie si un contrôle a fonctionné (oui/non), estime le taux d’écart. La taille de l’échantillon dépend du taux d’écart tolérable, du taux attendu et du niveau de confiance.
Avec un taux tolérable de 5 %, une confiance de 95 % et aucun écart attendu, l’échantillon requis est de éléments. Si, comme chez AG au chapitre 3, 3 des 60 éléments présentent un écart, le taux maximal vaut , au-delà du taux tolérable. Sans aucun écart sur 60 éléments, il serait de 5 % et le contrôle pourrait être retenu.
3. Tests de détail : l’échantillonnage par unités monétaires (MUS)
L’échantillonnage par unités monétaires considère la population comme un ensemble de wons et tire l’échantillon won par won. Plus un élément est important, plus il a de chances d’être sélectionné : le risque de surévaluation est testé efficacement.
A. Taille de l’échantillon
Les éléments supérieurs au pas de sondage (66,67 millions ou plus) sont sélectionnés à coup sûr. On les teste séparément en totalité, et l’on tire les autres de façon systématique.
B. Évaluation des résultats
Dans l’échantillon, une créance de 10 millions en comptabilité s’avère valoir 8 millions après audit. Son taux d’anomalie (tainting) est de 20 %. Comme l’élément représente un pas de sondage, l’anomalie extrapolée vaut (en dizaines de milliers de wons), soit environ 13,33 millions. On ajoute ensuite le risque d’échantillonnage pour obtenir la limite supérieure d’anomalies.
Si un échantillon conçu sans anomalie attendue en révèle une, la limite supérieure dépasse l’anomalie tolérable. L’auditeur étend alors l’échantillon, demande à la direction d’enquêter et de corriger la population ou, à défaut de correction, envisage de modifier son opinion. Prévoir une petite anomalie attendue dès la conception agrandit l’échantillon mais limite ces situations.
| Résultat | Conclusion |
|---|---|
| Limite supérieure ≤ anomalie tolérable | Accepter la population |
| Limite supérieure > anomalie tolérable | Étendre l'échantillon, demander une enquête et une correction à la direction, envisager une opinion modifiée |
Exercice
Les stocks d’AK ont une valeur comptable de 3 milliards de wons. L’auditeur fixe l’anomalie tolérable à 120 millions et conçoit un échantillonnage par unités monétaires à 95 % de confiance (coefficient 3,0). Quels sont le pas de sondage et la taille de l’échantillon ? Si un article de l’échantillon, comptabilisé 5 millions, ne vaut en réalité que 3 millions pour cause d’obsolescence, quelle est son anomalie extrapolée ?
Le pas vaut (40 millions) et l’échantillon éléments. Le taux d’anomalie de l’article est de , d’où une anomalie extrapolée de , soit 16 millions. La limite supérieure intégrant le risque d’échantillonnage, ajoutée aux autres constats, est ensuite comparée à l’anomalie tolérable.
Références
- Korean Institute of CPAs, normes d’audit coréennes, norme 530 Sondages en audit
- AICPA, Audit Guide: Audit Sampling
- Alvin Arens, Randal Elder et Mark Beasley, Auditing and Assurance Services, chap. 15, 17
Oiyo
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